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Échouer pour mieux avancer: Ce que le jeu vidéo nous apprend sur l’entrepreneuriat social
L’échec a de nombreuses connotations négatives, ce qui nous pousse à l’éviter autant que possible tant dans notre vie personnelle que professionnelle. Pourtant, dans les jeux vidéo, nous échouons régulièrement avant d’atteindre le niveau suivant. En effet, nos échecs nous poussent à adopter une nouvelle stratégie et favorisent un apprentissage constant afin d’espérer un meilleur résultat. Mais que se passerait-il si nous ne limitions pas à cette approche au jeu, mais que nous l’appliquions également à l’entrepreneuriat social ?
Accepter l’échec dans le jeu vidéo
L’une des principales raisons pour lesquelles l’échec est utile dans les jeux vidéo est qu’il permet d’améliorer efficacement nos compétences. Certains jeux sont si exigeants qu’il est presque inévitable d’échouer avant de pouvoir progresser et réussir. Prenons l’exemple d’Angry Birds, où l’on répète un niveau plusieurs fois afin d’ajuster parfaitement l’angle de la catapulte, ou encore de Prince of Persia, où chaque erreur, qu’il s’agisse d’une chute fatale ou d’un chrono épuisé, nous contraint à recommencer le niveau. Dans ces jeux, les meilleurs résultats s’obtiennent en adoptant une approche créative et en testant différentes stratégies.
L’avantage des jeux vidéo est qu’ils fournissent généralement un retour d’information qui permet de s’améliorer. Lors de la tentative suivante, vous pouvez adapter votre stratégie, tirer parti de vos erreurs et affiner vos compétences. Lorsque vous parvenez enfin à franchir la ligne d’arrivée (le niveau supérieur), vous éprouvez une certaine satisfaction bien plus grande que si vous aviez réussi du premier coup. Vous n’avez pas seulement atteint votre objectif, vous avez aussi acquis une nouvelle compétence qui vous sera utile dans le futur. De plus, l’échec initial n’a causé aucun dommage, vous permettant ainsi de continuer sereinement vers le niveau suivant.
L’échec dans l’entrepreneuriat social
Tout comme dans les jeux vidéo, l’échec est une partie intégrante de l’entrepreneuriat social. Aucun problème social ne possède une solution simple et évidente ; il nécessite une approche réfléchie sous différents angles. Tester plusieurs stratégies est essentiel, d’autant plus que les ressources sont souvent limitées, ce qui exige une grande créativité. L’entrepreneuriat social repose sur un processus itératif qui met l’accent sur l’ajustement, l’amélioration et la persévérance.
Dans les jeux vidéo, nous ne considérons pas l’échec comme une fin en soi, alors pourquoi le ferions-nous dans un projet entrepreneurial ? La plupart des start-ups ne rencontrent pas le succès dès leurs premières tentatives. Même lorsqu’une idée est bien conçue et attire l’attention du public, il arrive que la méthode employée ne soit pas aussi efficace qu’espéré. Pour surmonter cet obstacle, un entrepreneur doit revenir à la case départ et repenser sa stratégie.
Nous ne devons pas laisser ces échecs nous définir, mais plutôt appliquer la même résilience que lorsque Bowser nous renvoie au premier niveau de Super Mario pour la cinquième fois.
Le Bon Côté de l’Échec
En fin de compte, combiner nos compétences de jeux avec nos ambitions d’entrepreneurs sociaux donne naissance à une synergie puissante. Nous apprenons à considérer l’expérimentation non pas comme un obstacle, mais comme une étape nécessaire à la réussite. Il est tout à fait normal de ne pas réussir du premier coup, tant que l’on est prêt à se remettre en selle et à réessayer à nouveau.
Adopter la mentalité d’un joueur nous aide à comprendre que s’entêter à suivre une seule et même méthode, sans envisager d’autres approches, peut parfois être la raison même de notre stagnation. En pensant comme un gamer, nous sommes capables d’adopter une approche créative et analytique ce qui, par la même occasion, nous permet d’identifier nos erreurs, de nous auto-évaluer mais surtout de nous adapter. Dans un jeu, il arrive que le temps nous manque et que nous devions recommencer un niveau. En entrepreneuriat, un projet peut être refusé, nous poussant à repenser notre approche. Dans les deux cas, cela ne marque pas la fin de l’aventure.
Échouer est une partie intégrante de l’histoire, mais chacun est libre de l’écrire à sa manière. Chaque échec est une opportunité d’apprentissage, une chance de grandir et d’affiner sa stratégie. S’il est inévitable, notre réaction face à lui ne l’est pas. À nous de choisir : retourner au niveau 1 et avancer, ou renoncer et abandonner l’aventure.